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silence qui pertube,les forces,et nous?comment reprendre peu à peu goût à la vie?Comment effacer le silence?Comment (...)?

silence qui pertube,les forces,et nous?comment reprendre peu à peu goût à la vie?Comment effacer le silence?Comment (...)?
...et le silence reste dans nos c½urs,dans les lieux.il est peut être recouvert de différents bruits mais il reste jusqu'à ce que nous guérissions de nos plaies et des blessures causées par la vie.

comment reprendre goût à la vie?je me pose trois millions de questions...je veux péter un câble,crier,pleurer,écrire ce qui ne va plus ou ne va pas...
al
lez exprime toi
et si je parle
pourra t-on effacer,rayer mes sentiments ici présent,je ne crois pas !!!!!!!!!
alors sh*t u
p,apprécie ce poème c'est tout ...
musset "la nuit de décembre"
LE POÈTE

Du
temps que j'étais écolier,
Je
restais un soir à veiller
Dans
notre salle solitaire.
Devant m
a table vint s'asseoir
Un pauv
re enfant vêtu de noir,
Qui me
ressemblait comme un frère.

S
on visage était triste et beau :
A la lueur de
mon flambeau,
D
ans mon livre ouvert il vint lire.
Il pencha
son front sur sa main,
Et resta
jusqu'au lendemain,
Pensif, av
ec un doux sourire.

Comme j'a
llais avoir quinze ans
Je march
ais un jour, à pas lents,
Dans
un bois, sur une bruyère.
Au p
ied d'un arbre vint s'asseoir
Un jeune homme vêtu de noir,
Qu
i me ressemblait comme un frère.

Je lui deman
dai mon chemin ;
Il tenait un
luth d'une main,
De l'autre un
bouquet d'églantine.
Il me fit
un salut d'ami,
Et, se détourn
ant à demi,
Me
montra du doigt la colline.

A
l'âge où l'on croit à l'amour,
J'étais seul dans ma chambre un jour,
Pleurant
ma première misère.
Au coin d
e mon feu vint s'asseoir
Un étr
anger vêtu de noir,
Qui me res
semblait comme un frère.

Il ét
ait morne et soucieux ;
D'une
main il montrait les cieux,
Et
de l'autre il tenait un glaive.
De ma peine il
semblait souffrir,
Mais il ne
poussa qu'un soupir,
Et s'évan
ouit comme un rêve.

A l'âge où
l'on est libertin,
Pour boire
un toast en un festin,
Un jour
je soulevais mon verre.
En fa
ce de moi vint s'asseoir
Un con
vive vêtu de noir,
Qui me ress
emblait comme un frère.

Il sec
ouait sous son manteau
Un haill
on de pourpre en lambeau,
Sur
sa tête un myrte stérile.
Son bras maigre cherc
hait le mien,
Et mon verre, en
touchant le sien,
Se brisa dan
s ma main débile.

Un an après,
il était nuit ;
J'étais à gen
oux près du lit
Où venait de mo
urir mon père.
Au chevet du lit
vint s'asseoir
Un orphelin vê
tu de noir,
Qui me ressemblait
comme un frère.

Ses yeux étai
ent noyés de pleurs ;
Comme les
anges de douleurs,
Il était c
ouronné d'épine ;
Son luth à te
rre était gisant,
Sa pourpre de
couleur de sang,
Et son glaiv
e dans sa poitrine.

Je m'en su
is si bien souvenu,
Que je l'a
i toujours reconnu
A tous les i
nstants de ma vie.
C'est une é
trange vision,
Et cependant, an
ge ou démon,
J'ai vu partout ce
tte ombre amie.

Lorsque plus
tard, las de souffrir,
Pour ren
aître ou pour en finir,
J'ai v
oulu m'exiler de France ;
Lorsq
u'impatient de marcher,
J'ai vo
ulu partir, et chercher
Les ve
stiges d'une espérance ;

A Pis
e, au pied de l'Apennin ;
A Co
logne, en face du Rhin ;
A Nice
, au penchant des vallées ;
A
Florence, au fond des palais ;
A Brigues, dans les vieux chalets ;
Au sein des Alpes désolée
s ;

A Gênes, sous les citronni
ers ;
A Vevey, sous les verts
pommiers ;
Au Havre, devant l'A
tlantique ;
A Venise, à l'affr
eux Lido,
Où vient sur l'herbe
d'un tombeau
Mourir la pâle Adr
iatique ;

Partout où, sous ce
s vastes cieux,
J'ai lassé mon
coeur et mes yeux,
Saignant d'
une éternelle plaie ;
Partout o
ù le boiteux Ennui,
Traînant ma
fatigue après lui,
M'a promen
é sur une claie ;

Partout où,
sans cesse altéré
De la soif d
'un monde ignoré,
J'ai suivi l'
ombre de mes songes ;
Partout
où, sans avoir vécu,
J'ai revu
ce que j'avais vu,
La face huma
ine et ses mensonges ;

Partou
t où, le long des chemins,
J'ai
posé mon front dans mes mains,
Et sangloté comme une femme ;

Partout où j'ai, comme un mou
ton,
Qui laisse sa laine au bui
sson,
Senti se dénuder mon âme
;

Partout où j'ai voulu dormi
r,
Partout où j'ai voulu mourir
,
Partout où j'ai touché la te
rre,
Sur ma route est venu s'as
seoir
Un malheureux vêtu de noir,
Qui me ressemblait comme un
frère.

Qui donc es-tu, toi que
dans cette vie
Je vois toujou
rs sur mon chemin ?
Je ne puis
croire, à ta mélancolie,
Que t
u sois mon mauvais Destin.
Ton
doux sourire a trop de patience,
Tes larmes ont trop de pitié
.
En te voyant, j'aime la Provi
dence.
Ta douleur même est soe
ur de ma souffrance ;
Elle ress
emble à l'Amitié.

Qui donc es
-tu ? - Tu n'es pas mon bon ange,
Jamais tu ne viens m'averti
r.
Tu vois mes maux (c'est une
chose étrange !)
Et tu me rega
rdes souffrir.
Depuis vingt ans
tu marches dans ma voie,
Et je
ne saurais t'appeler.
Qui don
c es-tu, si c'est Dieu qui t'envoie ?
Tu me souris sans parta
ger ma joie,
Tu me plains sans
me consoler !

Ce soir encor j
e t'ai vu m'apparaître.
C'était
par une triste nuit.
L'aile de
s vents battait à ma fenêtre ;
J'étais seul, courbé sur mon l
it.
J'y regardais une place ch
érie,
Tiède encor d'un baiser b
rûlant ;
Et je songeais comme
la femme oublie,
Et je sentais
un lambeau de ma vie
Qui se dé
chirait lentement.

Je rassembl
ais des lettres de la veille,
D
es cheveux, des débris d'amour.
Tout ce passé me criait à l'o
reille
Ses éternels serments d
'un jour.
Je contemplais ces re
liques sacrées,
Qui me faisaie
nt trembler la main :
Larmes du
coeur par le coeur dévorées,
E
t que les yeux qui les avaient pleurées
Ne reconnaîtront plus
demain !

J'enveloppais dans
un morceau de bure
Ces ruines d
es jours heureux.
Je me disais
qu'ici-bas ce qui dure,
C'est
une mèche de cheveux.
Comme un
plongeur dans une mer profonde,
Je me perdais dans tant d'oub
li.
De tous côtés j'y retourna
is la sonde,
Et je pleurais, se
ul, loin des yeux du monde,
Mo
n pauvre amour enseveli.

J'all
ais poser le sceau de cire noire
Sur ce fragile et cher tréso
r.
J'allais le rendre, et, n'y
pouvant pas croire,
En pleuran
t j'en doutais encor.
Ah ! faib
le femme, orgueilleuse insensée,
Malgré toi, tu t'en souviend
ras !
Pourquoi, grand Dieu ! m
entir à sa pensée ?
Pourquoi ce
s pleurs, cette gorge oppressée,
Ces sanglots,
si tu n'aimais pas ?

Oui, tu
languis, tu souffres, et tu pleures ;
Mais ta
chimère est entre nous.
Eh bien
! adieu ! Vous compterez les heures
Qui me sé
pareront de vous.
Partez, part
ez, et dans ce coeur de glace
E
mportez l'orgueil satisfait.
J
e sens encor le mien jeune et vivace,
Et bien
des maux pourront y trouver place
Sur le mal q
ue vous m'avez fait.

Partez, p
artez ! la Nature immortelle
N
'a pas tout voulu vous donner.
Ah ! pauvre enfant, qui voulez être belle,
Et
ne savez pas pardonner !
Allez
, allez, suivez la destinée ;
Q
ui vous perd n'a pas tout perdu.
Jetez au ven
t notre amour consumée ; -
Eter
nel Dieu ! toi que j'ai tant aimée,
Si tu pars
, pourquoi m'aimes-tu ?

Mais
tout à coup j'ai vu dans la nuit sombre
Une fo
rme glisser sans bruit.
Sur mon
rideau j'ai vu passer une ombre ;
Elle vient
s'asseoir sur mon lit.
Qui don
c es-tu, morne et pâle visage,
Sombre portrait vêtu de noir ?
Que me veux-tu,
triste oiseau de passage ?
Es
t-ce un vain rêve ? est-ce ma propre image
Que
j'aperçois dans ce miroir ?

Q
ui donc es-tu, spectre de ma jeunesse,
Pèleri
n que rien n'a lassé ?
Dis-moi
pourquoi je te trouve sans cesse
Assis dans l'
ombre où j'ai passé.
Qui donc
es-tu, visiteur solitaire,
Hôte
assidu de mes douleurs ?
Qu'as
-tu donc fait pour me suivre sur terre ?
Qui
donc es-tu, qui donc es-tu, mon frère,
Qui n'a
pparais qu'au jour des pleurs ?

LA VISION


-
Ami, notre père est le tien.
Je
ne suis ni l'ange gardien,
Ni
le mauvais destin des hommes.
Ceux que j'aime, je ne sais pas
De quel côté s
'en vont leurs pas
Sur ce peu
de fange où nous sommes.

Je ne
suis ni dieu ni démon,
Et tu
m'as nommé par mon nom
Quand tu
m'as appelé ton frère ;
Où tu
vas, j'y serai toujours,
Jusqu
es au dernier de tes jours,
j'irai m'asseoir sur ta pierre.

Le ciel m'a
confié ton coeur.
Quand tu sera
s dans la douleur,
Viens à moi
sans inquiétude.
Je te suivrai
sur le chemin ;
Mais je ne pui
s toucher ta main,
Ami, je sui
s la Solitude.


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# Posté le jeudi 02 juillet 2009 14:08

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